Les différents traitements du cancer de la prostate

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Le cancer de la prostate est le premier cancer masculin le plus fréquent avec près des 2/3 (66%) de cas après 65 ans. On estime à plus de 50.000 nouveaux cas en France chaque année. Depuis 1990, la mortalité recule en partie grâce aux diagnostics de plus en plus précoces et également aux progrès des thérapies de plus en plus ciblées et efficaces. S’il est détecté suffisamment tôt, le cancer de la prostate peut être traité avec succès par chirurgie et/ou radiothérapie. Cependant, même s’il atteint un stade avancé, la plupart des hommes ont des chances raisonnables d’y survivre s’ils reçoivent un traitement adapté. Pour mieux comprendre cette maladie et ses différentes options de traitements, poursuivez votre lecture pour en savoir plus sur le cancer de la prostate.

Qu’est-ce que le cancer de la prostate ?

Le cancer de la prostate est une maladie de la prostate, une glande de la taille d’une noix située dans l’appareil reproducteur masculin. La prostate entoure l’urètre, qui transporte l’urine de la vessie vers l’extérieur du corps. Produisant le sperme et le liquide séminal, la prostate produit également une substance qui assure la fonction érectile. La radiothérapie est quasi incontournable dans le traitement du cancer de la prostate et lorsque la maladie est prise à temps, elle reste très efficace.

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Types de cancer de la prostate

Il existe deux types de cancer de la prostate :

  • Cancer de la prostate localisé – Ce type de cancer est confiné à la prostate elle-même, tandis que les tissus environnants restent sains.
  • Carcinome prostatique – Ce type de cancer peut s’étendre au-delà de la prostate et se propager aux tissus voisins, tels que la vessie, les vésicules séminales et le rectum.

Symptômes du cancer de la prostate

  • Sténose urétrale – Rétrécissement ou rétrécissement au fil du temps de l’urètre, le tube par lequel l’urine sort du corps.
  • Hématurie – Présence de sang dans les urines.
  • Difficulté à uriner – État dans lequel un homme peut avoir des difficultés à uriner, même après avoir beaucoup uriné.
  • Douleur pelvienne – Douleur dans le bas du dos ou de l’abdomen qui peut augmenter lorsque la personne est debout et diminuer lorsqu’elle s’allonge.
  • Courbure du pénis – Une courbure du pénis qui rend difficile ou impossible l’obtention d’une érection.
  • Douleur pendant les rapports sexuels – La douleur pendant les rapports sexuels peut être causée par un certain nombre d’affections, notamment un nerf pincé, une tumeur ou une infection.
  • Impuissance – L’incapacité d’obtenir une érection qui cause de la douleur et de la détresse chez l’homme.

Attention de bien noter que tous ces symptômes peuvent avoir de nombreuses autres causes, sans rapport avec un cancer. Nous vous recommandons toutefois de consulter devant l’un ou plusieurs de ces symptômes.

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Diagnostic et facteurs de risque du cancer de la prostate

Il existe plusieurs façons de dépister le cancer de la prostate.

  • Le toucher rectal – Le patient étant allongé à plat ventre sur une table, le médecin insère un doigt ganté dans le rectum pour palper la prostate et les autres organes situés à l’intérieur du canal anal.
  • Analyse sanguine de l’antigène spécifique de la prostate (PSA) – Ce test mesure le niveau d’une protéine présente dans le sang de presque tous les hommes. La prostate produit la protéine PSA, donc si un homme est atteint d’un cancer de la prostate, son taux de protéine sera plus élevé que la normale, alors que celui d’un homme sans cancer sera plus faible.
  • Biopsie – Il s’agit du prélèvement d’un petit morceau de tissu de la prostate pour examen en laboratoire. La biopsie est la méthode standard pour le diagnostic du cancer de la prostate dans la plupart des cas.
  • Taux d’antigène spécifique de la prostate (PSA) après traitement – Si la biopsie montre que le cancer de la prostate a été traité, le taux de PSA reste faible. Si la biopsie montre que le cancer s’est propagé au-delà de la prostate, un taux de PSA plus élevé indique un échec du traitement et une récidive du cancer.

Options de traitement du cancer de la prostate

  • Attente vigilante – La norme de soins pour le cancer de la prostate localisé dans la plupart des cas. Cette approche s’applique également aux cancers de stade 2, 3 et 4. Les hommes atteints d’un cancer de la prostate localisé sont invités à éviter tout traitement inutile, comme une biopsie ou une intervention chirurgicale, et à prendre soin de leur santé.
  • Surveillance active – En cas de cancer de la prostate localisé, le traitement peut être interrompu et le taux de PSA surveillé jusqu’à ce qu’il descende à un niveau acceptable. Dans le cas d’un cancer de la prostate avancé, le traitement est interrompu et le taux de PSA est contrôlé.
  • Résection transurétrale de la prostate (TURP) – Cette intervention permet d’enlever la tumeur sans endommager les tissus environnants.
  • Radiothérapie externe ou curiethérapie – Type de radiothérapie administrée à l’extérieur du corps.
  • La curiethérapie est l’utilisation locale de la radiation. – Prostatectomie radicale – Il s’agit de l’ablation de la totalité de la prostate.

Avantages et inconvénients du traitement du cancer de la prostate

La prostatectomie radicale est le traitement le plus efficace du cancer de la prostate, mais elle est aussi le plus invasif et comporte un risque très élevé de complications graves. Après l’opération, la plupart des hommes peuvent recommencer à avoir des rapports sexuels en quelques semaines, et beaucoup peuvent reprendre leurs activités normales dans les deux à six mois. Certains effets secondaires, comme les difficultés urinaires et l’incontinence, peuvent persister pendant plusieurs années après l’opération. La prostatectomie radicale est un traitement efficace du cancer de la prostate localisé, mais elle n’est pas efficace pour traiter les formes avancées ou métastatiques de la maladie. En outre, les hommes qui subissent cette intervention ont un risque beaucoup plus élevé de mourir d’une autre cause dans les 5 à 10 ans suivant l’intervention que les hommes qui ne la subissent pas. La prostatectomie radicale expose le patient à un risque plus élevé de mourir de complications, telles que l’infection, les caillots sanguins et les crises cardiaques, que l’attente vigilante.

Résumé

Le cancer de la prostate est le type de cancer le plus fréquent chez l’homme, représentant 66% de tous les cancers masculins à partir de 65 ans. La détection précoce est importante, et il existe plusieurs options de dépistage. Cependant, les programmes de dépistage ne s’appuient généralement pas sur le dosage systématique du PSA, qui n’est pas très efficace pour différencier les tissus normaux et anormaux de la prostate. Le traitement du cancer de la prostate localisé varie selon le type de cancer, l’organe touché, l’âge et l’état de santé du patient. Le cancer de la prostate localisé peut être traité avec succès par chirurgie et/ou radiothérapie, et même une maladie avancée peut être traitée avec succès par hormonothérapie. Toutefois, le cancer de la prostate ayant un développement très lent, à partir d’un certain âge, si le cancer reste localisé, le meilleur choix thérapeutique reste l’attente vigilante.

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