La suppression de 1000 à 2700 emplois à l’ordre du jour lors du salon mondial de l’optique

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C’est ce vendredi 28 septembre que doit s’ouvrir le salon de l’optique. Une grande question secoue ainsi les vendeurs de verres et de lunettes, c’est celle de l’impact du plafonnement des remboursements de montures à 100 euros au 1er janvier 2020. L’autre chose qui les inquiète est la prévoyance de la suppression de 1000 à 2700 emplois.

Des inquiétudes des professionnels du Gifo

Les professionnels du groupement des industriels et fabricants de l’optique (Gifo), sont inquiétés par la réforme qui est annoncé par le gouvernement pour 2020. C’est une réforme qui vise non seulement un reste à charge zéro des équipements optiques pour le client, mais également le plafonnement du remboursement des montures à 100 euros à la place des 150 d’aujourd’hui.

D’après une étude, cette réforme a d’importantes conséquences sur la filière de la lunetterie française. Elle pourrait être la cause de la perte d’emplois de 985 à 2735 personnes. C’est pourquoi le Gifo est d’avis que c’est une réforme qui est inefficace économiquement, et engendre des pertes pour les opticiens, fabricants et lunetier.

La filière de la lunetterie compte encore 10000 emplois en France

Dix mille, c’est le nombre d’emplois que compte la filière de la lunetterie en France. C’est avec le soutien du Gifo que ces travailleurs qui sont répartis entre une douzaine de verriers et une cinquantaine de fabricants de montures tentent d’entamer des négociations avec les ministères.

C’est ce qui fait qu’ils ont réussi le maintien à deux ans du délai de remboursement entre deux montures par les complémentaires de santé. Le président du Gifo, Jérôme Colin, précise que le passage de ce délai de un à deux ans en 2017 a engendré une perte du chiffre d’affaires de 20% aux fabricants de montures.

  • Les français doivent s’équiper de lunettes tout en ménageant les industriels

Le plafonnement du remboursement du prix des montures qui était de 80 euros, a réussi à être hissé jusqu’aux 100 euros. C’est cependant une hausse qui ne rassure pas tout le monde, car dans des endroits comme la Vallée de Morez et d’Oyonnax, la production hexagonale est assurée par 1000 emplois.

10 à 15% des effectifs de la filière de production ont disparu suite à la perte du premier plafonnement à 150 euros. C’est un ensemble de contraintes qui poussent le vice président du Gifo à estimer que la mesure conviendrait aux verriers si elle pouvait permettre aux français de s’équiper de lunettes de qualité sans pour autant pénaliser les industriels.

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