Vins naturels, vin bio ou vin biodynamiques : sont-ils différents ?

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Des nombreuses fouilles archéologiques ont pu confirmer le fait que les premières manifestations de la vinification ont eu lieu dans la région du Caucase reconnue depuis le XIXème siècle comme étant la patrie de la vigne domestique. Il a été possible par la même organisation de confirmer la Géorgie comme le pays comptant le plus grand nombre de cépages. Pendant longtemps les méthodes de vinification géorgiennes ancestrales ont été délaissées mais elles sont en train d’être remises au goût du jour et peut-être que les vins naturels géorgien verront le jour dans un futur proche.

Les différences fondamentales entre le vins naturels, bio et biodynamique

D’un point de vue purement officiel les vins naturels n’existent pas : pas de logo et absence de valeur juridique reconnue par l’UE. Le seul signe distinctif de son existence est l’AVN (Association des vins naturels) qui compte une cinquantaine de vignerons membres. L’AVN a défini un cahier des charges dont tous ses membres sont tenus de respecter :

  • “Une culture bio ou biodynamique à la vigne.
  • Des vendanges manuelles.
  • Utilisation des levures indigènes pour la fermentation (levures présentes naturellement sur la baie des raisins).
  • Aucune utilisation de techniques « brutales » pour le vin (osmose inverse, flash pasteurisation…).
  • Aucun intrant œnologique lors de la vinification à part, pas ou peu de soufre (sulfite) ajouté.
  • Le sulfite ne doit être utilisé :
    • pour les rouges et effervescents que de : 0mg/l à 30mg/l maximum (contre 150 mg/l autorisé par l’E.U)
    • pour les blancs que de : 0mg/l à 40mg/l maximum (contre 200mg/l à 400mg/l autorisé par l’E.U)”

Vins naturels

Contrairement aux vins naturels, les vins biologiques bénéficient d’une reconnaissance officielle depuis 2012. Les vignes ne subissent aucun traitement synthétique ou avec des insecticides. Les intrants sont légèrement réduits pendant la phase de vinification. En revanche l’acidification, la désacidification, l’ajout de tanins, de soufre, des levures chimiques, de copeaux de bois et des traitements thermiques sont parfaitement autorisés afin d’apporter des corrections au vin.

Le vin biodynamique s’inscrit pratiquement dans le prolongement des vins bio. Pour cela on essaie d’intensifier les sols en les traitant avec des décoctions à base de plantes. Un traitement homéopathique en quelque sorte. Les vignes sont également cultivées en fonction du calendrier lunaire : tailler, écimer, rogner, épamper, ébourgeonner, vendanger, mise en bouteille, etc. Par contre, le collage, la filtration, la chaptalisation, les levures industrielles et l’utilisation du soufre en quantité plus faible que dans les vins bio sont autorisées

Vins naturels, bio ou biodynamiques, lequel choisir ? En voilà une question intéressante à laquelle je ne peux pas apporter une réponse. Je ne peux que vous inviter à la dégustation de ces vins afin que vous puissiez en faire votre propre idée et prendre ainsi la décision qui vous convient le mieux.

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