Vins bio : les bonnes conditions climatiques pour le produire

Vins bio ou vins conventionnels ?

Contrairement aux vins conventionnels ou standardisés, les caractéristiques organoleptiques des vins bio ne se répètent pas toujours d’une année sur l’autre : chaque millésime est unique. Ce n’est pas la seule différence entre les vins bio et les vins normalisés qui bénéficient de l’ajout d’intrants (dioxyde de soufre, acide citrique, uréase, tanins œnologiques, citrate de cuivre, etc.) qui leur permettent d’améliorer le rendement et la culture des vignobles. On dénombre actuellement jusqu’à 47 intrants pouvant être utilisés dans la production des vins. Rassurez-vous, on ne les retrouvera pas tous dans une seule et unique bouteille de vin. En tout cas, en apéritif ou en accompagnement de vos repas, les vins bio permettent de sublimer chacun de vos mets.

Quels sont les facteurs qui influent sur la qualité des vins bio ?

L’accord entre le mets et les vins bio est indispensable afin de créer une harmonie entre eux. Il ne faut pas que les arômes et les goûts de l’un prennent le pas sur l’autre. L’équilibre est obtenu en respectant les bouquets et les saveurs des vins et des mets. Il existe de nombreux autres éléments comme les cépages, le terroir viticole, le millésime et le climat qui peuvent influer considérablement sur la qualité des vins bio. Tous ces éléments doivent absolument être pris en compte lors de la sélection d’un vin.

Le cépage est avec le terroir viticole l’un des facteurs primordiaux influant sur les caractéristiques organoleptiques des vins bio. La grande diversité des cépages alliée aux procédés vinicoles est à l’origine de l’extraordinaire variété des vins français et du système AOC (appellation d’origine contrôlée). Ainsi, les cépages sont l’un des responsables de l’aspect, des arômes, des goûts, de la teneur en alcool et de la quantité des tannins dans les vins bio.

Parmi tous les cépages qu’on peut trouver, seuls 210 d’entre eux sont autorisés en France et 10 seulement sont responsables de 70% de la surface plantée :

  • Les cépages rouges avec 52 % du total : merlot (14 %), grenache noir (11 %), syrah (8 %), cabernet sauvignon (6,5 %), carignan (5,3 %), pinot noir (3,7 %), gamay (3,5 %.
  • Les cépages blancs avec 19 % du total : ugni blanc (10,2 %), chardonnay (5,6 %), sauvignon blanc (3,5 %), savagnin.

Les vignes sont cultivées sous divers climats : continental, atlantique, montagnard, microclimat, méditerranéen et tempérés. Ces deux derniers sont les plus favorables au développement des vignes. Les climats d’une région donnée sont caractérisés par les moyennes des températures et des précipitations mensuelles, les forces et la direction des vents, la moyenne des jours de brume et de froid.C’est pourquoi les millésimes sont influencés par les conditions climatiques des régions de production des vins bio et aux conditions individuelles liées à l’année de production.

Les vignes sont très sensibles aux amplitudes de température. Les grands froids hivernaux peuvent endommager sérieusement les ceps aussi bien que les froids printaniers peuvent causer la destruction des bourgeons et l’apparition des premières feuilles. Des températures très élevées suivies de longues périodes de sécheresse peuvent ralentir, et même interrompre la croissance des vignes et le développement des grappes.

Les vignes ont besoin d’eau pour bien s’épanouir. Cependant, une quantité excessive peut donner des raisins plus gros avec des taux de sucre plus faibles et par conséquent des vins bio avec un faible taux d’alcool.

La lumière du soleil est essentielle pour que les vignes puissent produire des raisins plus riches en sucre et par conséquent des vins bio avec des degrés d’alcool plus importants.

La nature des terroirs d’élevage des vignes et plus précisément leurs sous-sols (rocailleux, salin, argileux, calcaire, etc.) sont un facteur qui joue un rôle de premier ordre dans la production des vins bio de qualité. Deux vins bio produits avec un même cépage mais dans deux types de sols distincts ne présenteront pas les mêmes aspects gustatifs et aromatiques. Des vins bio produits dans un vignoble au bord de la mer peuvent donner des vins plus riches en chlorure que ceux élevés à l’intérieur des terres. Les terrains ne sont pas uniformes même à l’intérieur d’une région.

Les conditions météorologiques pour obtenir des bons vins bio

La vigne a besoin d’un hiver froid, pour permettre la lignification des bois et l’assainissement du vignoble, suivi des pluies printanières pour reconstituer les réserves du sol.

D’avril à juillet les températures doivent être moyennement élevées avec des pluies régulières. Une attention particulière pendant le mois de juin, époque de la floraison et où les températures doivent être plus douces et les pluies plus modestes.

C’est en août, grâce aux amplitudes de température entre le jour et la nuit et à un peu de sécheresse, qu’il est possible d’obtenir une bonne maturation des raisins.

On arrive enfin à la période des vendanges où le temps doit être idéalement sec.

Les fortes gelées printanières et les orages de grêles sont les plus grands dangers climatiques pour l’élevage de la vigne.