Eau et assainissement en Afrique : le Maroc va jouer un rôle prépondérant auprès des bailleurs de fonds

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Dernièrement, les Assises de l’Association africaine de l’eau se sont tenues et l’accent a été mis sur le rôle que peut jouer un pays comme le Maroc à travers l’ONEE afin de convaincre les bailleurs de fonds. En effet, au fil des années, le savoir-faire du royaume est devenu incontournable en Afrique en termes d’assainissement. Pour rappel, c’est un secteur dans lequel les bailleurs de fonds entendent investir à l’avenir sur le continent africain.

Un contexte marqué par un faible accès à l’eau

Le contexte africain en ce qui concerne l’eau et l’assainissement est connu de tous. L’accès à l’eau et à l’assainissement est très difficile. En sa qualité de président de l’AAE pour une période de 2 ans, Ali Fassi Fihri, actuel DG de l’ONEE est particulièrement fier d’accueillir cette première activité d’envergure continentale après le retour du Maroc au sein des instances Africaines, en l’occurrence l’ONU. C’est un congrès dont le but sera de mettre l’accent sur les difficultés liées à l’accès à l’eau et à l’assainissement Afrique.

La dimension écologique est aussi prise en compte, car le thème sera axé sur les changements climatiques. Selon les chiffres disponibles, plus d’un tiers de la population africaine n’a pas accès à l’eau potable et les deux tiers ne disposent pas de structures d’assainissement décentes. Pire, plus de 80 % des maladies en Afrique sont liées à un déficit en eau potable et en assainissement. Paradoxalement, le continent regorge d’une très grande quantité de ressources hydriques. C’est dans ce contexte que le Maroc entend s’ériger comme un modèle en termes d’accès à l’eau potable et en assainissement Afrique.

De la technologie de pointe pour faire face

Pour faire face à ce manque d’eau potable sur le continent, le Royaume du Maroc entend se doter d’une technologie de pointe, notamment le dessalement de l’eau de mer, une expertise qui a déjà été utilisée en Libye par le précédent régime. Des stations de traitement des eaux usées vont aussi être mises en place et elles dépasseront les 144 unités d’ici quelques années. S’il s’agit de trouver des financements pour matérialiser certains projets, le Maroc peut aussi mettre au service des autres pays africains son expertise afin de convaincre les bailleurs de fonds. Le souci financier est d’autant plus présent que les besoins en eau et en assainissement afrique sont énormes.

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