Lors de l’achat d’une nouvelle voiture, de nombreux automobilistes se trouvent confrontés à l’éternel dilemme : l’essence ou le diesel ? En réalité, chaque moteur a ses avantages et ses inconvénients, que ce soit en termes d’impact environnemental ou de contrôle du budget de la voiture. Entre essence et diesel, qui gagne le match en 2020 ? Tout dépend du terrain ! Club Identicar refait le jeu pour vous !
Moteur à essence et moteur diesel : l’impact sur l’environnement
Regardons d’abord la question de l’environnement : entre essence et diesel, quel carburant pollue le moins ou, du moins, nuit le moins à la planète et à la santé ? Impossible de trancher simplement. Les avis divergent et la science ne livre pas de verdict définitif.
Les rejets de ces deux types de moteurs ne se ressemblent pas. Pour y voir plus clair :
- Les blocs essence émettent moins d’oxydes d’azote (NOx) que les diesels, mais relâchent davantage de dioxyde de carbone (CO2), environ 20 % de plus, en moyenne.
- Les diesels produisent moins de CO2 que les moteurs à essence, mais davantage de NOx. Les modèles récents, équipés de systèmes SCR (Selective Catalytic Reduction), limitent désormais fortement ces émissions.
Voici comment se répartissent les émissions des deux types de moteurs :
Bon à savoir : Depuis 2017, la réglementation exige la même limite d’émissions de particules pour les deux types de moteurs. Sur les véhicules récents, essence et diesel rejettent donc autant de particules fines.
En résumé, l’essence limite la pollution de l’air en ville, tandis que le diesel, avec ses émissions de CO2 plus basses, pèse moins sur le climat. Ce qui ne fait aucun doute : les moteurs deviennent chaque année plus sobres et donc moins polluants. Pour minimiser votre empreinte, miser sur un véhicule récent, bien adapté à vos trajets et à votre usage, reste le meilleur choix. L’impact environnemental se joue aussi dans la façon de conduire et l’adéquation entre la motorisation et le quotidien de l’automobiliste. Essence ou diesel : les deux camps se tiennent tête sur le terrain écologique.
Vous le saviez ?
L’autocollant Crit’Air (« certificat de qualité de l’air ») classe les véhicules selon leur niveau d’émission. Cette pastille, collée sur le pare-brise, conditionne l’accès à certaines zones urbaines. Avant d’acheter, mieux vaut donc se renseigner sur les politiques des villes où l’on circule régulièrement.
Différences de prix entre l’essence et le diesel
Comparer l’essence et le diesel à la pompe n’a plus grand sens. Le coût du carburant ne fait pas tout. Pour juger, il faut prendre en compte l’ensemble des frais liés à chaque motorisation :
- Prix d’achat du véhicule
- Taxes environnementales
- Dépenses d’entretien
- Prime d’assurance
- Tarif du carburant à la pompe
- Consommation moyenne
- Valeur à la revente
Voici les principaux postes à examiner pour calculer le coût réel :
Prix à l’achat
Malgré un écart qui se réduit peu à peu, un diesel reste plus cher à l’achat qu’un modèle essence équivalent. On observe souvent une différence de 10 à 12 % pour une berline compacte de puissance similaire. Côté budget initial, l’essence prend l’avantage.
Taxes environnementales
Depuis 2008, la France applique un malus écologique de plus en plus sévère. Depuis mars 2020, ce malus frappe tout véhicule neuf émettant plus de 138 g/km de CO2, avec une fourchette de 50 à 20 000 euros. Les nouveaux diesels, bien plus propres qu’avant sur ce point, échappent souvent à la sanction. Un détail qui change la donne : sur le terrain des écotaxes, le diesel tire son épingle du jeu.
Entretien et assurance
Entretenir un diesel coûte plus cher qu’une voiture essence. Les pièces sont onéreuses, la mécanique plus complexe, surtout pour la dépollution. Cela se répercute sur la prime d’assurance : la plupart des compagnies appliquent un surcoût de 10 à 15 % sur les modèles diesel, contre les versions essence du même modèle. À ce chapitre, l’essence est gagnante.
Prix à la pompe
Le fossé entre diesel et essence à la pompe s’est réduit ces dernières années, parfois jusqu’à s’inverser localement. Mais, globalement, le litre de diesel coûte souvent quelques centimes de moins que le sans-plomb, soit un écart d’environ 3 à 5 euros pour un plein de 50 litres. En conditions idéales, le diesel consomme aussi moins : jusqu’à 20 % d’économie par rapport à l’essence. Double avantage pour les gros rouleurs. Sur ce point, le diesel s’impose.
Valeur à la revente
Sur le marché de l’occasion, les diesels conservent généralement une cote supérieure à l’essence, malgré la méfiance née du scandale Dieselgate en 2015. Ce phénomène perdure, notamment pour les modèles familiaux ou utilitaires.
Bon à savoir : Autrefois réputés pour leur robustesse, les diesels n’ont plus l’exclusivité sur la longévité : les moteurs essence modernes rivalisent désormais en durée de vie. Le choix d’un bloc essence n’est donc plus synonyme d’obsolescence programmée.
Pour la revente, le diesel garde l’avantage.
L’utilisation de la voiture : le vrai critère décisif
En réalité, votre usage quotidien reste le facteur clé pour choisir entre essence et diesel, en particulier la distance annuelle parcourue et le type de trajet (urbain ou routier).
- Pour des petits trajets, surtout en ville, l’essence s’avère plus adaptée.
- Pour ceux qui roulent beaucoup (environ 25 000 km par an) et sur de longues distances, le diesel reste pertinent.
Voici ce qu’il faut retenir selon votre profil :
Les petits trajets ne permettent pas au diesel d’atteindre sa température de fonctionnement optimale, augmentant le risque d’encrassement et la consommation. À l’inverse, pour les grands rouleurs, le diesel devient rentable grâce à ses coûts d’usage réduits. En ville ou sur de courtes distances : l’essence est à privilégier. Sur autoroute ou pour les gros kilométrages : le diesel reprend la main.
Bon à savoir : On considère qu’un diesel commence à être rentable à partir de 25 000 km parcourus chaque année.
La voiture électrique : une option qui prend de la vitesse
La voiture électrique séduit de plus en plus d’automobilistes français, et ce n’est pas un hasard.
- Pas d’émissions de CO2 ni de particules fines à l’usage. Même en tenant compte de la production des batteries, le bilan carbone d’une électrique reste bien meilleur que celui d’une essence ou d’un diesel.
- Le coût reste élevé, mais les prix baissent progressivement et les aides publiques (bonus écologique, prime à la conversion) rendent l’achat plus accessible.
- À l’usage, l’électrique coûte peu : l’électricité est nettement moins chère que le carburant, l’entretien est limité, le moteur dure longtemps.
- L’autonomie progresse : de nombreux modèles dépassent désormais les 250 à 450 km, et les bornes de recharge se multiplient.
Voici les principaux atouts de l’électrique aujourd’hui :
Malgré tout, les contraintes liées à la recharge rendent l’électrique surtout intéressante pour les trajets urbains ou périurbains, le profil typique de l’automobiliste roulant à l’essence. Pour les gros rouleurs sur longues distances, le diesel garde l’avantage.
Conseil du Club
Pour trouver la motorisation la plus adaptée à votre profil, essence, diesel, électrique ou hybride, n’hésitez pas à échanger avec votre concessionnaire automobile : il saura vous aider à évaluer vos besoins réels.
Choisir son carburant, ce n’est pas seulement une affaire de chiffres : c’est aussi dessiner la silhouette de ses trajets quotidiens et parier sur l’avenir. À chacun de tracer sa route, moteur au choix et convictions à la clé.
