Rien n’est plus surprenant que de voir des idées identiques jaillir au même moment, à des milliers de kilomètres de distance, portées par des esprits qui ne se connaissent pas. En sciences comme en technique, l’histoire déborde de ces coïncidences fécondes.
Un peu d’histoire pour commencer
Le mythe du savant isolé s’effondre dès qu’on observe la réalité : la théorie de la relativité restreinte, par exemple, a bien failli être signée à la fois par Henri Poincaré en France et Albert Einstein en Allemagne. Quant à l’écran LED, il trouve ses racines chez trois pionniers, Constantin Senlecq côté français, George R. Carey aux États-Unis, Adriano de Paiva au Portugal, chacun travaillant sans savoir ce que l’autre imaginait sur l’image transmise à distance. Aujourd’hui, le réflexe est ancré : pour louer un écran, quelques clics et l’affaire est faite.
Retour à l’époque des débuts : le tout premier événement de télévision retransmis en direct se déroule à Londres, devant la Royal Institution, un 26 janvier. Rien de numérique encore, on parle d’un système mécanique, bien avant les tubes cathodiques. En France, la prouesse traverse les faubourgs parisiens dès 1931, reliant Montrouge à Malakoff. Pas besoin de grandes théories pour sentir que la bascule était enclenchée, ouvrant la voie à une vague qui allait submerger tous les continents.
Louer un écran : un simple jeu d’enfant
Aujourd’hui, le mot écran ne désigne plus un objet unique : il englobe ordinateurs, téléviseurs, salles de cinéma, consoles de jeux, voire certains concepts mathématiques. Depuis l’apparition du tube cathodique en 1892, les évolutions déferlent : plasma, cristaux liquides en 1964, puis arrivée de l’écran tactile dès 1972 à l’université de l’Illinois, pensé pour des projets éducatifs sur ordinateur. Bien loin de la souplesse tactile et la haute définition attendues aujourd’hui.
La dernière décennie a bouleversé le marché. Les écrans se sont faits plus accessibles et robustes, leur location n’est plus réservée à une élite technologique. Concerts, centres commerciaux, panneaux routiers ou réunions professionnelles : en quelques minutes, chacun peut métamorphoser un espace, lui offrir un surcroît d’impact visuel. Pour le monde de l’événementiel notamment, impossible de s’en passer tant l’expérience collective prend une autre dimension avec une telle surface lumineuse.
Conclusion : le pouvoir des écrans
Impossible d’ignorer leur présence tant ils s’imposent partout, de la sphère privée aux rassemblements publics. Les écrans font bien plus que transmettre des images : ils rapprochent, fédèrent, abolissent la distance pour permettre, même loin, de ressentir ensemble. L’écran n’est plus seulement un support technique : il construit des émotions en grand format, il capte les regards et agite les foules. Difficile d’imaginer revenir en arrière, tant ces rectangles lumineux sculptent désormais chaque instant collectif.

