Avec plus de 68 500 défaillances d’entreprises enregistrées en France sur l’année 2025, un nouveau record historique selon la Banque de France, les dirigeants en situation financière fragilisée se retrouvent souvent face à un mur : ils ont besoin d’un véhicule pour maintenir leur activité, mais les banques ferment leurs portes. Une réalité bien connue des acteurs du financement spécialisé, qui ont développé des offres adaptées à ces profils.
Un refus bancaire ne signifie pas l’arrêt de l’activité
Beaucoup de dirigeants l’ignorent : une entreprise en redressement judiciaire peut parfaitement continuer à exercer. Le redressement n’est pas une fermeture. C’est une procédure qui vise précisément à permettre la poursuite de l’activité, à maintenir les emplois et à apurer le passif. Durant la période d’observation ou dans le cadre d’un plan de continuation, l’entreprise peut honorer de nouvelles commandes, prospecter, livrer des clients… et pour cela, elle a souvent besoin d’un véhicule.
Le problème, c’est que le crédit bancaire classique lui est inaccessible. Les taux d’obtention affichés par la Banque de France (98 % des PME ayant sollicité un crédit d’investissement l’ont obtenu au troisième trimestre 2025) ne concernent pas ces profils : ils excluent les entreprises qui savent qu’elles seront refusées et celles sous procédure collective. Pour un financement vehicule professionnel adapté à ces situations, d’autres voies existent.
La location longue durée, une alternative concrète
La LLD représente aujourd’hui près de 60 % des immatriculations de véhicules d’entreprise en France. Son succès s’explique en partie par ses avantages comptables : le véhicule n’est pas inscrit à l’actif du bilan, et les loyers sont déductibles en charges d’exploitation. Pour une société dont le bilan est déjà tendu, c’est un point déterminant : pas d’immobilisation supplémentaire, pas d’endettement apparent.
La souplesse contractuelle joue aussi en sa faveur. Durée ajustable, kilométrage modulable, restitution simplifiée à l’issue du contrat : autant de paramètres qui permettent d’adapter la flotte à l’évolution réelle de l’activité, dans un contexte souvent incertain. Les loyers fixes facilitent également la gestion de trésorerie, un enjeu central pour toute entreprise en phase de redressement.
Quels profils peuvent accéder à ce type de financement ?
Des organismes spécialisés étudient des dossiers que les banques refusent systématiquement : bilan dégradé, incident bancaire, interdit Banque de France, absence de bilan pour une jeune structure, refus de crédit récent. Le redressement judiciaire lui-même n’est pas un critère éliminatoire pour tous les acteurs. Les véhicules finançables couvrent un spectre large : fourgons, utilitaires légers, véhicules de société pour des commerciaux ou des VTC, voire des poids lourds ou des engins de chantier.
La clé reste de s’adresser à des structures qui connaissent ces situations et les traitent sans les écarter d’emblée. Le marché du financement alternatif pour profils atypiques s’est structuré ces dernières années en France, précisément parce que la demande existe, et qu’elle ne faiblit pas.
Maintenir son outil de travail quand les circuits habituels sont bloqués est souvent la condition pour rester dans la course. Les solutions existent, à condition de savoir vers qui se tourner.
