Trottinette électrique : ce que vous risquez vraiment sans assurance en 2026

Avec plus de 3 millions de trottinettes électriques en circulation en France et 700 000 unités vendues en 2025, l’EDPM (engin de déplacement personnel motorisé) s’est imposé dans le quotidien de millions d’utilisateurs. Pourtant, une obligation légale reste largement méconnue : celle de souscrire une assurance dédiée. Et les conséquences d’un oubli peuvent être lourdes.

Une assurance obligatoire, pas optionnelle

L’article L211-1 du Code des assurances est clair : toute trottinette électrique circulant sur la voie publique doit être couverte par une assurance responsabilité civile. Rouler sans cette couverture expose à une amende pouvant atteindre 3 750 euros. Une somme qui relativise rapidement le coût d’une assurance, qui démarre à partir d’une quarantaine d’euros par an pour la formule minimale.

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Autre idée reçue à corriger : l’assurance habitation ne suffit pas. La responsabilité civile « vie privée » des contrats multirisques exclut systématiquement les véhicules terrestres à moteur. Une trottinette circulant à 25 km/h ne ressemble en rien à un piéton aux yeux des assureurs, et n’entre dans aucune des rares exceptions prévues. Pour être véritablement protégé, un contrat spécifique EDPM est indispensable. Des ressources sur l’assurance trottinette électrique permettent d’explorer les bons réflexes à adopter autour de son engin.

En cas d’accident causé par un conducteur non assuré, c’est le Fonds de garantie des victimes (FGAO) qui indemnise les blessés. Ce fonds est financé par l’ensemble des assurés français, ce qui illustre concrètement pourquoi l’obligation d’assurance n’est pas qu’une formalité administrative.

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Des accidents en forte hausse, une législation qui se durcit

Les chiffres de la Sécurité routière donnent la mesure du problème. En 2025, 79 utilisateurs de trottinettes ont été tués selon l’ONISR, un chiffre qui a plus que quadruplé depuis 2019. Sur les seuls mois d’avril à juin 2025, le nombre de morts a progressé de 57 % par rapport à la même période en 2024. Plus de 900 blessés graves ont été recensés sur les douze derniers mois. La moitié des usagers concernés ont entre 14 et 18 ans.

Face à cette accidentalité, une proposition de loi (n° 2900), déposée à l’Assemblée nationale le 9 juin 2026 et actuellement en commission, prévoit plusieurs mesures : port du casque homologué et du gilet rétroréfléchissant rendus obligatoires en toutes circonstances, BSR exigé dès 14 ans, amendes doublées (de 135 à 270 euros), et jusqu’à 15 000 euros pour les engins débridés dépassant les 25 km/h autorisés. Ce texte n’est pas encore adopté, mais il dessine clairement l’orientation prise par le législateur.

Quel niveau de couverture choisir ?

Le marché propose aujourd’hui des formules adaptées à tous les profils. La responsabilité civile seule, socle légal obligatoire, coûte à partir de 40 euros par an. Les formules intermédiaires, incluant une protection du conducteur, oscillent entre 5 et 15 euros par mois. Pour un engin de valeur, une couverture tous risques avec garantie vol tourne entre 20 et 30 euros mensuels.

Le vol reste le premier motif d’indemnisation : pour toute trottinette dépassant 500 euros, une garantie dédiée vaut vraiment la peine d’être étudiée. Bien assurer sa trottinette, c’est finalement le prolongement logique d’une utilisation responsable : connaître les règles, entretenir son engin, et anticiper les risques plutôt que les subir.

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